Face à cette assertion, il convient de rappeler que la prairie, sur laquelle broutent les troupeaux, compense 75 % de ces émissions de méthane.
Les sols des prairies captent en effet, autant de gaz à effet de serre que les forêts (en moyenne 500 kg de carbone par hectare et par an). Grâce à la photosynthèse : l'herbe des prairies utilise le CO2 présent dans l'air, l'énergie solaire et l'eau pour croître. Le carbone s'accumule dans les tissus végétaux, puis dans le sol quand les plantes meurent.
Et ces prairies ont encore bien d'autres rôles favorables :
- le maintien de la biodiversité : celles-ci ne sont jamais labourées, et l'action du troupeau qui en broutant, engendre des hauteurs d'herbe différentes qui combinée aux déjections enrichissent le sol et créé un environnement unique. On y recense de nombreuses variétés végétales qui, associées aux haies, offrent des habitats variés où peuvent se réfugier, se nourrir et se reproduire une grande diversité d'espèces : insectes, oiseaux, mammifères.
- En filtrant les eaux, les prairies et pelouses agissent comme des stations d'épuration naturelles : l'herbe freine la progression de l'eau tandis que les racines fixent et dégradent, par leur activité biologique, les substances pouvant être polluantes (nitrates, produits phytosanitaires).
